Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel

Représentant : M. Allessandro Parlatore

 Téléphone (225)  20 22 28 06 Fax : (225)  20 22 28 07

E-mail : onudi1@aviso.ci

  Site web : http://www.unido.org

     

  Mission de l’ONUDI

L’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) est une institution spécialisée des Nations Unies qui s’attache à atténuer la pauvreté en favorisant la croissance de la productivité et lutter contre la marginalisation des pays en développement et ceux dont l’économie est en transition, dans le contexte de la mondialisation.

Basée à Vienne (Autriche), l’ONUDI a été créée en 1966 et est devenue institution des Nations Unies en 1985. Sa présence active sur le terrain est assurée grâce aux 29 bureaux de pays et  bureaux régionaux et 13 bureaux de promotion des investissements et de la technologie et plusieurs bureaux spécialisés.

Les fonctions essentielles de l’ONUDI sont : la conception, la diffusion, l’ exécution des programmes et l’instauration d’un forum mondial de dialogue pour favoriser le partenariat en vue de relever les défis à appuyer les efforts de développement.

Les Activités de l’ONUDI en Côte d’Ivoire

Présente en Côte d’Ivoire depuis 1976, l’ONUDI est représentée par M Massata Cissé.

Les activités de l’ONUDI sont basées sur deux programmes sous régionaux et intégrés, à savoir :

1.       Programme de mise en place d’un système d’accréditation, de normalisation et de promotion de la qualité au sein de l’UEMOA.

Il s’agit d’un des programmes clés de la politique industrielle de l’UEMOA, qui a pour but la participation active et profitable au commerce mondial de ses pays membres. Ce programme financé par l’UE est exécuté par l’ONUDI.

Démarré en Côte d’Ivoire le 2 Juin 2002, il s’articule autour  des composantes relatives à :

·        Accréditation – Certification : Le programme Qualité UEMOA à travers ce volet, vise à créer la confiance nécessaire dans les produits locaux et encourager une culture qualité.

Le programme a permis d’accompagner quatre (4) laboratoires à l’accréditation (ISO 17025). Ce sont : Laboratoire Central d’Hygiène Alimentaire et Agro-industrie  (LCHAI/MANADA), Laboratoire Central Vétérinaire de Bingerville (LCVB/LANADA), Laboratoire National de la Santé Publique (LNSP/Laboratoire de Microbiologie), Laboratoire CASTELLI.

L’ensemble de ces laboratoires et le LANEMA vienne de recevoir ou sont en voie de réception des équipements flambant neuf d’une valeur totale de 225.000 euros  (soit près de 148.000.000 FCFA) .

·         Normalisation : pour développer des Organismes Nationaux de Normalisation, pour coordonner leurs activités et créer un centre de documentation régional sur les normes et les réglementations techniques.

Dans le cadre de la Normalisation, le programme à contribuer à renforcer la capacité opérationnelle de CODINORM en lui donnant les moyens de mettre à disposition des opérateurs économiques les normes et les réglementations techniques nationales et internationales nécessaires pour leurs diverses transactions.

Ainsi un lot de matériel et de documentations d’une valeur de 4.209.587 FCFA a été mis à la disposition de CODINORM et d’autres équipements informatiques d’une valeur de 3000 euros pour renforcer la capacité de CODINORM% dans la production des normes vont lui être octroyés d’ici la fin février 2005.

Par ailleurs le programme a pris en charge la participation de la Côte d’Ivoire à travers CODINORM à l’assemblée Générale de l’ISO et la réunion DEVCO à Genève en Suisse.

C’était la première fois qu’un état membre de l’UEMOA participe à ces réunions.

·         Promotion de la Qualité : pour développer une « culture » Qualité au sein des entreprises.

Pour ce faire, dix (10) entreprises sélectionnées suite à une évaluation par un expert international en Qualité sont accompagnées actuellement par des experts nationaux sous la supervision d’un expert régional. A ce jour trois (3) d’entre elles ont obtenu le  certificat ISO 9001/2000 et bénéficient d’un appui financier de 5.000 euros/entreprise.

Deux secteurs de l’économie sous-régionale ont été considérés comme ceux renfermant les besoins prioritaires des populations, en l’occurrence l’Agro alimentaire et le Bâtiment & Travaux Publics (BTP).

Deux organismes ivoiriens ont été sélectionnés comme centre d’excellence au niveau régional pour ces secteurs. Ce sont : Le Laboratoire du Bâtiment et des Travaux Publics (LBTP) et la Société Ivoirienne de Technologie Tropicale (I2T). Ces structures bénéficieront d’un appui en équipements techniques pour renforcer leur capacité d’un montant pouvant aller jusqu’à 70.000 euros pour I2T et 40.000 euros pour le LBTP.

Le programme a pris un certain nombre de mesures incitatives afin de promouvoir la Qualité tant au niveau des entreprises que des consommateurs. Parmi ces mesures, figure le renforcement du Prix Ivoirien de la Qualité (appui technique et financier pour un montant de près de 3.000.000 Francs CFA) et l’élaboration d’un Avant projet de loi communautaire sur la protection des consommateurs. (voir tableau récapitulatif en bas de page)

2.       Programme d’Urgence et de Relance des Activités du Secteur Productif Industriel en Côte d’Ivoire –Programme post conflit.

L’ONUDI a réorienté le  Programme Intégré pour le Développement durable du Secteur Privé en  Côte d’Ivoire « PICI »  vers un  Programme Post Crise  « PPC ».

Démarré en janvier 2004, ce programme a pour objectifs la reprise et le renforcement des activités industrielles génératrices de revenus et d’emplois productifs qui  peuvent contribuer à la lutte contre la pauvreté et éliminer les effets de la crise sur les couches défavorisées, en particulier avec la réinsertion socio-économique des femmes, des jeunes et des ex-combattants.

Le PPC élaboré en conformité aux objectifs prioritaires du pays notamment par rapport au Document national de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP), à l’UNDAF (United Nations Development Assistance Framework) et au NEPAD (Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique), contribue à la mise en œuvre du Programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR/RRR).

Tableau récapitulatif de l’impact du programme qualité UEMOA de l’ONUDI

I.   Principales Composantes

Résultats enregistrés et/ou attendus

Impact réalisé et/ou attendu du programme pour toutes les composantes

 

Composante1 : Capacités renforcées dans le domaine de l’accréditation/certification

• Secrétariat régional d’accréditation mis en place et reconnu au niveau international,

• Réseaux et base de données de 150 laboratoires mis en place,

• Procédures d’analyses et d’essais pour les produits alimentaires harmonisées,

• Capacités en équipement renforcées de 05 laboratoires dont 04 laboratoires bénéficient d’un accompagnement à l’accréditation ISO 17025,

• 02 auditeurs de laboratoires formés et en voie de qualification par le COFRAC.

 

•Facilitation de l’accès au marché régional et international des produits agro-alimentaires, pêche et coton fabriqués par les pays de l’UEMOA,

 

•Maintien et développement des exportations des produits de la pêche (Togo, Côte d’Ivoire, Bénin, emploi de plus de 600 000 personnes…),

 

•Développement des exportations et augmentation sensible des revenus provenant des ventes de la fibre de coton (emploi direct et indirect d’environ 10 millions de personnes),

 

•Amélioration de la qualité et augmentation des revenues provenant des ventes des produits agro-alimentaires dans les pays de l’UEMOA et au niveau international,

 

•Amélioration des conditions sanitaires et d’hygiène dans les pays de l’UEMOA à travers l’introduction des contrôles réglementaires sanitaires et phytosanitaires dans la production et l’importation des produits alimentaires,

 

•Consommateurs dans les pays de l’UEMOA sensibilisés et mieux informés sur les normes d’hygiènes et de qualité,

 

•Programme pourra être développé avec l’Union Européenne dans d’autres régions en particulier en Afrique.

 

 

 

 

 

 

Composante 2: Capacités renforcées dans le domaine de normalisation

 

•Centre de Documentation de CODINORM renforcé avec des normes internationale mise à la disposition des chefs d’entreprises,

•Réseaux et base de données de normes et de réglementations mis en place,

•Capacités des structures nationales de normalisation développées,

•Normes nationales développées pour principaux produits (pêche, coton, agro-alimentaires…) et normes ISO mises à disposition des structures nationales,

•Normes et réglementations techniques harmonisées pour principaux produits agro-alimentaires, pêche, coton…

•Textes juridiques en matière de normalisation et qualité harmonisés et cadre juridique pour la protection des consommateurs défini.

 

 

 

 

Composante 3: Promotion de la qualité

•Politique de promotion de la qualité harmonisée dans les pays de l’UEMOA,

•Systèmes qualité ISO 9001 ou systèmes HACCP introduits dans plus de 70 entreprises agro-alimentaires, pêche et coton à titre pilote,

•Prix national et régional qualité mis en place,

•Requalification des auditeurs certifiés par l’AFAQ,

•Réseaux et base de données qualité mis en place,

•Capacités des associations de consommateurs renforcées.

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